La participation des fidèles aux célébrations du culte toujours impossible 

- 8 novembre 2020 -

Lundi 2 novembre, avec des évêques, des associations et des particuliers, les Associations Familiales Catholiques ont déposé une requête en référé-liberté devant le Conseil d'Etat pour demander au Gouvernement de permettre aux fidèles de participer aux célébrations publiques du culte.

Jeudi 5 novembre, devant le juge des référés, nous avons plaidé la cause des familles afin qu'elles puissent exercer leur culte, une liberté fondamentale dans notre pays, et y trouver le soutien spirituel dont elles ont plus que jamais besoin.

L'ordonnance rendue ce samedi par le juge des référés du Conseil d'État ne nous donne pas satisfaction, tant les considérations qui la motivent apparaissent juridiquement et factuellement fragiles. Même si le Conseil d'État clarifie les modalités dérogatoires*, notamment pour permettre aux fidèles de se rendre dans un lieu de culte éloigné de plus de 1 km de leur domicile, permettre aux ministres du culte de se rendre au domicile de leurs fidèles et autorise les mariages religieux, il n'autorise toujours pas la reprise des rassemblements communautaires. 

 Les besoins essentiels ne se limitent pas aux besoins biologiques car "l'Homme ne vit pas seulement de pain". Les AFC seront très vigilantes à la demande pressante faite au Gouvernement par le Conseil d'État de mener sans tarder une concertation avec les représentants des cultes, ce qu'il n'avait pas fait à l'occasion de ce second confinement, et que cette concertation permettra de trouver des solutions pour que la liberté de culte soit pleinement respectée.

* Des instructions ont été données pour que les fidèles puissent se déplacer dans le lieu de culte le plus proche de leur domicile ou situé dans un périmètre raisonnable autour de celui-ci en cochant, la case "motif familial impérieux".

« L’espérance ne déçoit pas, parce que l’amour de Dieu a été répandu dans nos cœurs par le Saint-Esprit qui nous a été donné » (Rm 5,5)

Pascale Morinière, Présidente des AFC


La mission des AFC dans le contexte actuel

- 5 novembre 2020 -

Entre le virus de l’épidémie et celui de l’islamisme, 2020 est une année douloureuse.
Le premier passera en laissant derrière lui le souvenir de ceux qui en ont été victimes mais aussi le dévouement et la charité en actes qu’il a suscités.
Le second, implanté au cœur de la société française, est là pour plus longtemps, suscitant peur et suspicion. Depuis la Révolution française, il n’y avait pas eu de martyr chrétien sur le sol français. Avec le Père Hamel, quatre catholiques ont désormais perdu la vie en raison de leur foi. Nous en sommes bien là ! Nous en prenons conscience alors même que les AFC alertent depuis tant d’années des risques pour l’unité nationale d’affaiblir la famille et de se fonder sur les seules « valeurs » hédonistes et consuméristes.
Une société religieuse, radicale et puritaine se confronte avec le monde occidental incroyant, pluraliste et libertaire. Et la première confond, par inculture, le second avec le christianisme.
Alors, quelle est la mission des AFC dans ce contexte ?
Notre mission ne change pas ! Il s’agit toujours d’agir dans la société à la lumière de l’Enseignement de l’Eglise pour que le choix de la famille fondée sur le couple homme-femme marié, indissoluble et fidèle, ouvert à l’accueil de la vie, soit facilité. Ce faisant, nous annonçons un mode de vie qui tend à devenir une contre-culture. La famille est la matrice de la société en ce qu’elle promeut une manière gratuite, solidaire, durable, désintéressée et généreuse d’être ensemble. Nous en avons grand besoin !
Nous avons aussi un besoin vital de pouvoir vivre notre foi et la célébrer en communauté. Les AFC ont contribué à une demande de référé-liberté au Conseil d’Etat pour maintenir la liberté de l’exercice des cultes. Nous portons ainsi, fidèles à notre vocation, la voix de toutes les familles, quelle que soit leur religion. Respecter la liberté religieuse reconnaît l'apport unique et indispensable des religions dans la société. La dignité de l'homme passe par la liberté religieuse. Saint Jean Paul II affirmait même " qu'elle est à la base de toutes les autres libertés ".
Chers amis, tenons-nous avec lucidité, courage et enthousiasme sur l’avant-poste de l’annonce de la bonne nouvelle de la Famille et de la sauvegarde de la liberté religieuse ! Chacune de nos actions, même modeste et discrète compte. Merci pour votre engagement et votre espérance !

« L’espérance ne déçoit pas, parce que l’amour de Dieu a été répandu dans nos cœurs par le Saint-Esprit qui nous a été donné » (Rm 5,5)

Pascale Morinière, Présidente des AFC


Allongement du délai d'IVG : toujours plus

- 7 octobre 2020 -

Jeudi 8 octobre, les députés vont voter l'allongement du délai légal de recours à l'avortement de 12 à 14 semaines. Cette proposition de loi vise à permettre aux femmes qui ont dépassé le délai de 12 semaines d'avoir recours à l'avortement en France. Elle supprimerait aussi la clause de conscience spécifique à l'IVG des médecins afin qu'ils ne refusent plus de pratiquer ces avortements qui nécessitent des moyens mécaniques pour extraire un fœtus déjà bien formé.
" La tête du fœtus est ossifiée et il faut l'écraser. Le geste est donc terrible pour celui qui le fait et la patiente." (Pr Israël Nisand - La Croix - 17 septembre 2020).
Les chiffres de l'avortement en 2019, publiés fin septembre, montrent une hausse de 3,4% d'une année à l'autre des avortements, qui atteignent un niveau jamais atteint depuis 30 ans (Cf Drees - "Chiffres de l'avortement 2019. Hausse confirmée en 2019 "), avec des taux de recours près de 4 fois supérieurs à ceux de l'Allemagne. Il s'agit donc bien d'un véritable problème de santé publique.
En 2001, le délai pour recourir à l'avortement était déjà passé de 10 à 12 semaines en raison du trop grand nombre de femmes en délais dépassés qui partaient avorter à l'étranger. En dépit de cet allongement, le nombre de femmes est toujours aussi élevé, montrant l'inefficacité de cette mesure.
Les Associations Familiales Catholiques rappellent avec force que l'avortement n'est jamais une bonne solution devant une grossesse imprévue et qu'une autre politique est possible comme :
- le développement de l'éducation affective et sexuelle des jeunes pour une meilleurs connaissance de leur corps ;
- l'étude et la lutte contre les facteurs de risque de recourir à l'IVG : pauvreté, déscolarisation, recul de l'âge de la première grossesse, antécédents d'IVG, etc. ;
- le développement d'aides matérielles et financières pour aider les femmes et les familles ;
- la valorisation de l'accouchement sous le secret.
En libéralisant et banalisant encore plus l'avortement, les députés ne feraient qu'aggraver la détresse des femmes au lieu de les aider à la surmonter alors même que 73% des Français estiment que la société devrait davantage aider les femmes à éviter le recours à l'IVG. (Sondage IFOP pour Alliance Vita du 30 septembre 2020).
Les Associations Familiales Catholiques alertent les députés sur l'inadéquation d'une telle loi quand les Français réclament davantage de moyens pour faire face à la crise sanitaire et économique qu'ils traversent. Elles déplorent qu'une proposition de loi sur un tel sujet soit examinée à la sauvette à l'Assemblée Nationale, à l'instar du dernier examen de la loi de bioéthique, comme si leurs promoteurs craignaient un vrai débat public.


Exercice du culte : les familles ont aussi besoin de reprendre une vie spirituelle normale

- 28 avril 2020 -

Le Premier Ministre vient d’annoncer les grands axes du déconfinement de la population du pays après le 11 mai. Parmi tous les aspects de la vie quotidienne des familles qui vont évoluer : école, travail, circulation, ouverture des commerces, etc., la pratique normale des cultes n'est, elle, pas prévue avant le 2 juin.

Depuis de longues semaines, bien conscientes des impératifs d’intérêt général de prévention de l’épidémie, les familles ont montré leur résistance, leur sens des responsabilités et les ressources dont elles disposent pour vivre aussi sereinement que possible cette période contrainte de confinement. Elles ont prouvé qu’elles étaient bien la cellule de base de la société, l’ultime recours quand tous les organes sociaux sont débordés ou empêchés.

Mais le besoin de célébrer la Vie est urgent pour les familles fatiguées, endeuillées ou pleine d’espérance. Pourquoi le gouvernement permettrait-il l’ouverture des commerces et l’évidente proximité physique de la population dans les transports en commun sans permettre à nouveau les rassemblements liés à la pratique d’un culte !

Les prises de parole de tous bords politiques se multiplient depuis mi-mars pour interroger notre modèle de société, consumériste et immédiat. Or, au moment crucial de l’organisation de la reprise, les autorités marquent ainsi non seulement leur indifférence pour le droit constitutionnel de la pratique du culte, mais plus profondément ne portent aucune attention au besoin des familles d’être nourries spirituellement. La laïcité est bien la liberté de croire ou non et d’exercer sa pratique religieuse. Il en va de la santé morale du peuple français, de son espérance dans un avenir communqui s'ancre pour beaucoup dans la foi célébrée.

Les Associations Familiales Catholiques demandent solennellement au Gouvernement de permettre à nouveau la pratique du culte, même sous des formes adaptées, à compter du 16 mai, comme l’ont proposé les évêques de France dans un plan crédible et responsable.


La famille au coeur du confinement

- 19 mars 2020 -

Depuis lundi 16 mars 2020, pour éviter la propagation du Covid-19, les Français sont tenus de rester à leur domicile. Plusieurs générations se sont ainsi retrouvées pour vivre ensemble, sans doute pour plusieurs semaines : parents, enfants et parfois grands-parents.
Tout naturellement, la famille s’affirme comme le lieu d’une solidarité de proximité vitale. Dans ce contexte, ceux qui sont riches de relation seront ceux qui pourront se préoccuper des personnes seules, particulièrement démunies dans l’épreuve que nous traversons.
Lorsque toute personne risque d’être contaminée par le virus ou suspecte de le transmettre aux autres, c’est principalement la famille – à l’exception des soignants – qui veille sur la sécurité de ses membres et accepte sans hésiter le risque que l’autre représente.
Dans une époque où la famille tend à être déconstruite (« Votre problème, c’est que vous croyez qu’un père est forcément un mâle » E. Macron à Pascale Morinière le 26 janvier 2020), les Associations Familiales Catholiques constatent que c’est bien vers cette cellule de base de la société que les Français se sont spontanément tournés pour trouver du réconfort.
À l’issue de cette crise aux conséquences humaines et économiques dramatiques mais pour le moment incalculables, ce sera à nouveau vers la solidarité familiale que se tourneront ceux qui seront en difficulté.
Loin du mirage de l’émancipation individualiste post-moderne, les Associations Familiales Catholiques redisent avec force l’absolue nécessité de prendre soin, à travers les politiques publiques, de ce maillage relationnel élémentaire qu’est la famille.


Les Français déplorent la dégradation de la politique familiale,
ils renoncent à avoir le nombre d'enfants qu'ils souhaitent !

- 15 janvier 2020 -

En publiant, le 14 janvier, son Bilan Démographique 2019, l'INSEE constate pour la cinquième année consécutive une baisse de la fécondité à 1,87 enfant par femme contre 1,88 en 2018 et 2,00 en 2014.  753 000 enfants sont nés en 2019, soit 5500 de moins qu'en 2018.
L'INSEE présente ces chiffres comme témoignant enfin d'une stabilisation. Les Associations Familiales Catholiques, elles, très préoccupées par ces sujets depuis de nombreuses années, les analysent surtout comme les conséquences logiques des coups de rabot successifs sur la politique familiale appliqués depuis 2014 par le gouvernement précédent. Elles rappellent que le plafond du quotient familial a été abaissé à 2 reprises en 2013 et 2014, puis que les allocations familiales ont été mises sous conditions de ressources en 2015.

Le lien entre le nombre de naissances et la politique familiale a été illustré par deux sondages AFC/IFOP successifs :

La corrélation est difficile à établir de manière certaine, mais les faits sont là : les Français déplorent la dégradation de la politique familiale, ils renoncent à avoir le nombre d'enfants qu'ils souhaitent (2,39 enfants) et n'ont plus confiance en l'Etat pour leur garantir un soutien efficace et pérenne pour leur vie familiale.
Bien que très peu évoquée dans les débats, la question de la démographie, à l'origine de la mise en chantier de notre système de retraite, est aussi une partie la solution à long terme.
Les AFC le répètent avec force : seule une politique familiale ambitieuse, lisible et stable pourra favoriser l'équilibre de notre système de retraites par répartition.

Réforme des retraites : Familles de 3 enfants, le compte n'y est pas !

- 12 décembre 2019 -

En précisant le projet gouvernemental de réforme des retraites, hier, au Conseil Economique, Social et Environnemental, le Premier Ministre a donné plusieurs signaux forts :

Ainsi les Associations Familiales Catholiques se réjouissent que le gouvernement veuille "donner confiance aux familles en aidant les femmes qui choisissent d'arrêter de travailler pour élever leurs enfants" et reconnaisse "que notre pays et notre système de retraites ont besoin des familles nombreuses".
Au-delà des déclarations d'intention, les AFC constatent que les mesures annoncées apportent une amélioration par rapport au projet de M. Delevoye mais restreignent toujours les droits des familles de 3 enfants par rapport à la situation actuelle :
1) La Majoration de Durée d'Assurance (8 trimestres d'assurance par enfant élevé). Dans 65 % des cas, la MDA améliore le montant de la pension de la femme et, dans 20% des cas, elle permet aux femmes d'avancer leur départ en retraite. Les 10% de majoration (pour les père et mère ayant élevé 3 enfants ou plus) sont remplacés par 5% de majoration pour le père ou la mère par enfant élevé et 2% supplémentaire pour 3 enfants ou plus.

Les avantages sont les suivants pour un couple :
  Actuellement Projet du Premier Ministre
1 enfant MDA + 5%
2 enfants MDA + 5% +5%
3 enfants MDA + 10%  + 10% + 5% +5% +5% +2%

S'il est difficile voire impossible de comparer la situation pour les familles de 1 ou 2 enfants, les familles de 3 enfants sont, elles, les perdantes de la réforme. Or, les familles de 3 enfants et plus ont déjà un niveau de vie inférieur de 26% aux familles de 1 ou 2 enfants. Rappelons aussi, que, seules  les familles de plus de 2 enfants permettent  le renouvellement des générations.

2) Par ailleurs, le Premier ministre s'est engagé au "maintien du bénéfice de l'Assurance Vieillesse des Parents au Foyer (AVPF) pour les femmes qui arrêtent de travailler pour élever leurs enfants jusqu'à l'âge de six ans à partir du 3e enfant". Actuellement, l'AVPF bénéfice particulièrement aux familles les plus modestes, jusqu'aux 20 ans de l'enfant. Cet âge doit être maintenu.
Au-delà de ces aspects techniques, les Associations Familiales Catholiques rappellent qu'une Française sur deux souhaiterait un enfant de plus (Baromètre Eurostat), alors que notre pays est depuis de nombreuses années en dessous du seuil de renouvellement des générations. Les AFC demandent qu'un soutien actif à la démographie soit mis en œuvre. Une démographie dynamique serait seule capable de sécuriser notre système de retraite par répartition. En effet, les enfants d'aujourd'hui sont les contributeurs des pensions de retraite de demain. C'est la raison pour laquelle il est juste que les familles qui choisissent de mettre au monde des enfants et ont, pour cette raison, des difficultés à abonder la retraite des mères, bénéficient de la reconnaissance de la nation par les "droits familiaux".
Une politique familiale pérenne, lisible et ambitieuse devrait être adossée à cette réforme des retraites pour permettre, en particulier, à chaque foyer de mettre au monde le nombre d'enfant souhaité. La question des retraites s'en trouverait durablement simplifiée et sécurisée.

Projet de réforme des retraites défavorable aux mères de famille

- 27 novembre 2019 -

Les Associations Familiales Catholiques ont alerté depuis des mois sur les insuffisances, voire les injustices, de ce projet pour les mères de famille.
Les " Droits familiaux " représentent aujourd'hui 20 milliards d'euros et profitent pour 70% de leur montant aux femmes.
Ils sont au nombre de 3 :
- La Majoration de Durée d'Assurance (MDA) qui alloue, quel que soit le nombre d'enfants, 8 trimestres d'assurance par enfant élevé aux parents et bénéficie essentiellement aux mères. Dans 65 % des cas la MDA améliore le montant de la pension de la femme et, dans 20% des cas, elle permet aux femmes d'avancer leur départ en retraite.
- La majoration de 10 % de la pension de retraite pour les retraités qui ont élevé au moins 3 enfants.
- L'Assurance Vieillesse du Parent au Foyer (AVPF) qui bénéficie, sous conditions de ressources, aux mères qui ont interrompu ou réduit leur activité pour élever un enfant. Parmi les bénéficiaires 27 % sont des allocataires très modestes.

Le projet de M. Delevoye prévoit de fusionner la MDA et la majoration de 10% de la pension de retraite par l'attribution d'une majoration uniforme de pension de 5 % par enfant élevé. C'est ce qui lui permet d'affirmer que le 1er enfant est " enfin pris en compte ". Mais cette présentation est biaisée. En effet, la MDA est aujourd'hui déjà versée dès le premier enfant.
Par ailleurs l'attribution de cette majoration serait faite de façon non pas progressive, selon le rang de l'enfant, mais linéaire. Les familles de 3 enfants seraient pour beaucoup d'entre elles particulièrement pénalisées puisqu'elles passeraient d'un système où chacun des conjoints bénéficie d'une majoration de 10 % de sa pension - soit un total de 20 % pour le couple - à un système où la majoration serait de 15 % (5+5+5) pour le couple.
Cette linéarité uniforme dans l'attribution des majorations ignore la particularité des familles nombreuses qui représentent encore 17 % des familles. Alors que le taux d'emploi des mères d'un ou deux enfants est de 78 %, il n'est plus que de 62 % pour les mères de trois enfants et de 33 % pour les mères de quatre enfants et plus. Quant au niveau de vie, il est, pour les familles de trois enfants et plus, inférieur de 26 % aux familles de 1 ou 2 enfants. De surcroît, les familles nombreuses ont, du fait de charges supérieures, une capacité d'épargne moindre.
L'AVPF serait remplacée par l'attribution de "points d'activité" attribués seulement sur la période des 0-3 ans de l'enfant alors qu'actuellement l'AVPF est attribuée sur une plus longue période qui peut aller jusqu'aux 20 ans de l'enfant pour les familles de trois enfants et plus. Enfin les droits seraient calculés sur 60 % du SMIC et non plus sur un SMIC complet.

Le rapport de l'Institut de Protection Sociale du 26 novembre 2019 montre, données chiffrées à l'appui, que la perte du montant global de la pension des mères de famille est d'autant plus importante que celles-ci ont élevé plus d'enfants, cette perte étant particulièrement élevée pour les familles de 3 enfants et plus. L'enfant n'est pas un bien privatif pour ses parents mais un investissement pour l'avenir puisque sa venue assure le renouvellement des générations, le dynamisme économique et les futures retraites. Les mères de famille qui interrompent leur travail pour élever leurs enfants participent de cet effort pour le bien de la société tout entière, aujourd'hui et demain. 

Lorsque des "droits familiaux" sont accordés aux familles, c'est pour reconnaitre que les femmes, du fait de leur investissement auprès de leurs enfants n'ont pu se constituer une retraite équivalente à celle des personnes qui ont eu une carrière continue. 
Les Associations Familiales Catholiques constatent qu'une fois de plus, l'effort financier à consentir est porté par les familles avec enfants. Il serait juste qu'elles ne soient pas les principales perdantes de l'actuelle réforme.


Manifestation concernant la loi de bioéthique en discussion à l'Assemblée Nationale

- 6 octobre 2019 -

Une foule considérable - évaluée entre 500.000 et 600.000 personnes - s'est retrouvée autour du Sénat ce dimanche 6 octobre pour manifester ses inquiétudes sur la loi de bioéthique en discussion à l'Assemblée Nationale.
Encouragée par ce très grand succès dans la rue, la vingtaine d'associations rassemblées dans le mouvement « Marchons Enfants » est bien décidée à poursuivre à son action si Emmanuel Macron ne répond pas à ses demandes :
♦ un moratoire sur ce projet de loi,
♦ l'application du principe de précaution à la procréation humaine et à la filiation,
♦ le développement d'un véritable politique de la fécondité avec un grand plan de lutte contre l'infertilité,
♦ l'abolition de la GPA et de toute marchandisation humaine dans le monde entier.

Plusieurs dates (1er décembre, 19 janvier 2020, 8 mars, 17 mai et 14 juin) ont d'ores et déjà été réservées par les organisateurs pour poursuivre d'une manière ou d'une autre la mobilisation du peuple français du 6 octobre.

Rien n'est encore joué !

Les débats se poursuivront à l'Assemblée Nationale jusqu'au 9 octobre. Le texte de loi n'y sera voté solennellement que le 15 octobre.
Puis il sera discuté au Sénat, avant vraisemblablement de revenir à l'Assemblée.

Les Associations Familiales Catholiques restent plus que jamais mobilisées pour informer l'opinion publique et encouragent leurs adhérents à continuer à rencontrer leur député et leurs sénateurs pour leur faire part de leurs graves préoccupations face à cette loi néfaste et injuste.
Elles espèrent que la voix de la rue sera entendue et que le grand bricolage, fabriqué de toute pièce à l'Assemblée Nationale, sera démantelé au Sénat pour, qu'enfin, un vrai débat ait lieu.


Compte-rendu de l'entretien de l'AFC de Montrouge, Bagneux, Malakoff,
avec Mme Rossi
(Député de la 11è circonscription des Hauts-de-Seine)

- 3 septembre 2019 -

Comme prévu à la sortie des classes, deux membres du conseil d'administration de l'AFC ont rencontré notre député, Mme Laurianne Rossi (La République en Marche), accompagnée de sa collaboratrice parlementaire, pour lui faire part de notre point de vue et de nos interrogations sur le projet de loi de bioéthique (Mme Rossi est membre de la commission en charge de ce projet), et d'aborder quelques autres sujets. En voici un bref compte-rendu. Globalement, Mme Rossi s'est montrée à l'écoute, consacrant plus d'une heure à notre entretien.

1. Loi de bioéthique
Mme Rossi nous a affirmé que le groupe LREM avait décidé de donner une véritable liberté de vote aux députés sur ce projet. Pour elle, la loi de bioéthique a pour objet de fixer des limites aux demandes sociétales et à celles des scientifiques et du marché, mais elle n'a pas posé clairement les principes sur lesquels des limitations pouvaient être fixées.
Elle est favorable l'ouverture de la PMA aux couples de femmes, que LREM considère comme un engagement de campagne du Président de la République, mais plus dubitative sur la PMA pour les femmes seules, qui priverait les enfants d'une double référence parentale. Comme d'habitude, elle se réfère à des études tendant à démontrer que l'absence de père ne nuit pas aux enfants.
Elle nous a interrogés sur ce que nous pensions de la PMA post-mortem à laquelle nous sommes défavorables.
Elle nous a fait part d'un certain nombre d'amendements qu'elle porterait ou qui seraient portés par certains de ses collègues:
- un amendement interdisant l'import-export de gamètes, tout en étant consciente de la pénurie existante et à venir ;
- un amendement prévoyant l'instauration d'un bilan fertilité pour les couples ayant des difficultés dans ce domaine ;
- un amendement du député Chiche, interdisant aux entreprises de financer la congélation des gamètes (afin d'éviter les pressions que ces entreprises pourraient exercer sur leurs employées pour différer leur maternité).

Mme Rossi nous a rappelé incidemment qu'elle était l'une des premières à approuver la proposition de M. Touraine relative à une loi autorisant le « droit de mourir dans la dignité" ». Néanmoins elle a confirmé que l'euthanasie n'était pas à l'ordre du jour du projet de loi bioéthique.
Elle a aussi insisté sur son opposition à la GPA, et indiqué que les amendements qui seraient déposés en faveur de sa légalisation seraient refusés. Nous avons argumenté en quoi l'ouverture envisagée de la PMA rendrait très difficile le refus de la GPA à l'avenir, et exprimé nos craintes, trop souvent vérifiées dans le passé, que les limites fixées ne soient qu'un « cadre qui dérive" ». Nous l'avons invitée à inscrire l'interdiction de la GPA dans la Constitution. Elle est très opposée à la marchandisation du corps humain, comme les amendements susmentionnés le confirment, tout en sachant que la forte demande de gamètes ne pourra pas être satisfaite.
Elle refuse également l'argument selon lequel il faudrait légaliser ce qui se fait à l'étranger, sous prétexte que cela créée une discrimination entre ceux qui ont les moyens d'y recourir et les autres.
Nous lui avons aussi manifesté notre souhait que l'embryon ne soit pas banalisé comme un matériau, et alertée sur la situation actuelle, préoccupante avec plus de 200 000 embryons congelés.

2. Politique familiale et régime des retraites
Nous avons fait valoir à Mme Rossi que le projet de réforme des retraites porté par M. Delevoye prévoyait de réduire encore une fois les compensations consenties à l'âge de la retraite aux parents de famille nombreuse qui ont souvent fait le sacrifice d'un deuxième salaire, de la création d'un capital, et d'une retraite complète pour l'un des époux, alors que l'équilibre du système repose sur l'équilibre entre actifs et retraités. Elle a noté cette remarque avec intérêt.

3. Service national universel
Mme Rossi a été sensible au fait que la mise en place de ce service, indispensable à ses yeux pour apprendre à de nombreux jeunes à participer ensemble à la république, risquait de désorganiser les mouvements de jeunesse comme le scoutisme en les privant de leurs cadres au moment des camps. Elle a indiqué qu'elle en parlerait à Gabriel Attal, secrétaire d'Etat auprès du ministre de l'Education nationale et de la Jeunesse.


Communiqués de presse de la Confédération Nationale des Associations Familiales Catholiques (CNAFC)

- Bruxelles, le 5 mars 2019 -

ÉLECTIONS EUROPÉENNES
MANIFESTE DE LA FAFCE POUR UN PACTE EUROPÉEN SUR LA NATALITÉ

FAFCE = Fédération des Associations Familiales Catholiques en Europe

La semaine dernière à Varsovie la Fédération des associations familiales catholiques en Europe (FAFCE) et ses membres ont lancé une campagne en vue des prochaines élections européennes (23-26 mai 2019).

La campagne Votez pour la famille 2019, qui se déroulera dans les États membres de l'UE, est le fruit du travail conjoint de tous les membres de la FAFCE, 26 associations de familles de 16 Pays. « Le Manifeste reflète les préoccupations majeures des familles européennes - a déclaré Vincenzo Bassi (Forum delle Famiglie, Italie), Vice-président de la FAFCE - Sur la base de ces préoccupations, nous sollicitons tous les candidats, de tous les partis politiques pour que la réflexion se porte sur des politiques répondant aux exigences des familles dans le cadre des compétences de l’UE: notre continent vieillit de plus en plus, nous devons faire face au défi démographique avec un pacte européen pour la natalité ».

Les candidats seront invités à signer le manifeste et leurs noms seront publiés le 15 mai, Journée internationale de la famille, lors du conseil de présidence de la FAFCE qui réunira ses membres à Malte. Toutes les familles en Europe sont invitées à participer à cette campagne. Soit directement, en utilisant les outils de la campagne et en participant activement, soit indirectement par le biais des associations de familles et d'autres organisations, en contactant les candidats de leur circonscription et en leur demandant de signer le manifeste. Antoine Renard, président de la FAFCE, a déclaré: « C’est une campagne pour tous. Et cela correspond exactement à l'esprit de notre mission au niveau européen: la FAFCE et ses membres proposent cette campagne comme un outil de sensibilisation aux besoins concrets des familles de notre continent, qui ont besoin d'un véritable printemps démographique ».

Le Manifeste (disponible en français en ligne) comprend 10 points et concerne tous les domaines d’intérêt majeur pour les associations familiales en Europe au cours des prochaines années. Comme en 2014 et au cours de la législature en cours, après les élections, les candidats élus qui auront signé le manifeste seront contactés, aux niveaux national et européen, afin de soutenir leurs engagements en matière de politiques favorables à la famille et leur faire des propositions concrètes pour l'exercice de leur mandat au Parlement Européen.

La campagne sera présentée par les membres de la FAFCE dans leurs pays et pourra être suivie en ligne sur le site Web dédié et sur les médias sociaux de la FAFCE.


- 20 janvier 2019 -

MESSAGE DE NOTRE PRÉSIDENT NATIONAL

Notre Mouvement ne peut rester indifférent à la crise sociale que traverse aujourd'hui la France.
Si elle est porteuse de menaces, de violences et de division que nous devons nous efforcer d'apaiser, elle révèle aussi beaucoup de drames de notre société que nous dénonçons sans toujours parvenir à être entendus : la solitude, l'exclusion, l'absence de considération et de respect mutuel, la primauté de l'avoir, désespérante pour ceux dont les revenus ne leur permettent pas de suivre les injonctions des marchands…
Il est clair que la famille, quand elle est stable, est le meilleur remède à ce mal-être et à cette désespérance.
Aujourd'hui nous devons le réaffirmer avec force et utiliser tous les canaux disponibles pour nous exprimer. L'ouverture de cahiers de doléances auprès des mairies et du Grand débat national présente de nouvelles opportunités que nous ne pouvons pas négliger.
Je vous demande donc de vous exprimer sur ces cahiers de doléances et sur le site qui sera ouvert dans le cadre du grand débat national, pour demander notamment, autour des 4 axes retenus :

• La reconnaissance de l'importance de la famille stable comme ciment de la cohésion de notre société ;
• La nécessité d'une politique familiale ambitieuse pour aider les familles et leur montrer la reconnaissance de la Nation pour leur mission éducative auprès de leurs enfants ;
• La prise en compte des besoins des familles en matière de logement ;
• Une politique fiscale répartissant les impôts entre tous "en raison de leurs facultés" (Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen de 1789) et donc prenant en compte les charges de famille ;
• La mise en place d'aides aux familles pour la garde de leurs jeunes enfants afin de favoriser la conciliation vie familiale / vie professionnelle en respectant le choix des familles ;
• La reconnaissance, dans la réforme des retraites, du service rendu à la société par les parents ayant élevé des enfants et spécialement une famille nombreuse, pour maintenir la population française et assurer l'équilibre des régimes de retraite ;
• Le maintien dans le temps d'une politique familiale ambitieuse et stable donnant confiance aux parents.

Mais, puisqu'aucun sujet n'est interdit, et dans la mesure où il s'agit de favoriser la stabilité de la famille, je vous invite aussi à demander à nouveau :
• La stabilité du droit de la famille permettant à chacun de connaître ses origines et l'application du principe de précaution avant d'adopter des législations de circonstances mettant en péril les repères familiaux ;
• Un bilan des évolutions législatives sur l'avortement et la restauration du délai de réflexion ;
• La prise en compte de l'IVG comme d'un problème de santé publique et développer des études sur les facteurs de risque pour mettre en place une politique de prévention de ces facteurs (déscolarisation, sous-information sexuelle, précarité affective et psychique, etc.) ;
• L'éducation des jeunes en matière affective, relationnelle et sexuelle en appliquant la loi de 2001 et, aussi, éduquer sur le sens de la vie de son début (notamment sur le développement de l'embryon) jusqu'à sa fin ;
• La restauration du régime d'interdiction de principe pour la recherche sur l'embryon, assorti de dérogations ;
• La promotion d'un programme ambitieux pour le développement des soins palliatifs ;
• L'abrogation de la loi Taubira ayant ouvert le mariage et l'adoption aux couples de même sexe, dont les conséquences prévisibles seraient la "fabrication" ou la marchandisation d'enfants privés de père ou de mère, avec les risques eugéniques associés ;
• La promotion des NaProTechnologies, en tant que méthode de restauration de la fertilité du couple et en tant qu'alternative, crédible, à la FIV (Fécondation in vitro), et aussi, à la contraception artificielle.

Je n'espère pas que ces cahiers et ces débats règlent tous les problèmes, ni que notre voix sera nécessairement prise en compte, mais je suis sûr que nous pourrions le regretter si nous ne répondions pas présents.

Avec tous mes remerciements
Jean-Marie Andrès


- 17 janvier 2019 -

PMA : UN RAPPORT DE PLUS, TOUJOURS PLUS TRANSGRESSIF

La mission d'information parlementaire sur la révision de la loi de bioéthique a adopté son rapport le 15 janvier. Elle préconise notamment l'extension de la PMA et son remboursement par la Sécurité Sociale. Elle va même encore plus loin, préconisant aussi l'autorisation de la PMA post-mortem, la conservation des ovocytes ou la création d'embryons transgéniques par exemple.

Sans surprise malheureusement, un rapport de plus dans la longue liste des rapports déjà rendus. Toujours plus transgressif et déstabilisateur des repères familiaux, des fondements de la bioéthique, du rôle de la médecine et des principes de la solidarité nationale, tels que définis au lendemain de la Seconde Guerre mondiale. Depuis le lancement de la révision de la loi de bioéthique, les AFC alertent sur les risques inconsidérés que feraient courir ces évolutions à la société tout entière, pour satisfaire d'infimes minorités agissantes, des tenants d'un prétendu progrès sans fraternité, l'air du temps, voire des intérêts financiers particuliers.

Le député Jean-Louis Touraine, rapporteur, se réjouit d'une proposition de "modification de la loi la plus importante depuis le début de la bioéthique dans notre pays". Grisé par l'ampleur des bouleversements que le rapport préconise, il ne consent aucun effort pour assurer aux personnes une place centrale dans notre société, et accepte au contraire de les réduire encore davantage à de simples maillons de la chaîne de production et de consommation de la procréatique industrielle internationale, qui démontre une fois encore sa toute puissance face aux décideurs politiques.
Dans ce contexte, la notion même de bioéthique a-t-elle encore un sens ?

Si les AFC s'opposent vigoureusement aux conclusions de ce rapport, elles dénoncent aussi une connivence des institutions officielles qui, si elles laissent s'exprimer des avis plus nuancés ou divergents, n'en tiennent aucun compte, et mettent à nouveau en question la valeur des débats et des consultations dans notre pays.

Au moment de la grave crise sociale que nous traversons, les AFC sont convaincues qu'il est dangereux de déchirer davantage la société française, déjà tellement fragilisée. Les AFC continueront à s'opposer à ces transgressions et appelleront  à faire front contre de telles dérives.

Les AFC ont été auditionnées à l'Assemblée Nationale le 2 octobre 2018 par la mission d'information sur la révision de la loi relative à la bioéthique : http://www.afc-france.org.


- 26 juin 2018 -

RÉFORME DES RETRAITES
LES AFC ATTENTIVES AUX DROITS DES FAMILLES

Le Haut-Commissaire à la réforme des retraites Jean-Paul DELEVOYE, ancien président du CESE, vient de lancer une grande consultation citoyenne en vue d'une réforme des retraites en 2019.

Chaque citoyen est invité à donner son avis en ligne sur les constats et les propositions identifiés par le Haut-Commissaire, et à proposer de nouvelles pistes de réflexion ou des solutions sur 11 thèmes : Comment améliorer l'acquisition de droits pour les plus jeunes ? Quelle solidarité pour les plus faibles revenus ? Comment donner plus de liberté dans les conditions de départ à la retraite ?

Si les AFC ne contestent pas la nécessité d'une réforme globale de notre système de retraite, elles soulignent qu'elle ne saurait s'effectuer au détriment des familles.
C'est ainsi que doivent être préservées la majoration de la durée d'assurance retraite de deux ans par enfant élevé dont bénéficient les mères de famille, la majoration de 10 % de la pension de retraite dont bénéficient les retraités ayant élevé au moins trois enfants, l'assurance-vieillesse du parent au foyer.
La réversion de la pension de retraite du conjoint décédé sur le conjoint survivant doit être maintenue. Notamment toute réforme soumettant celle-ci à des conditions de ressources très faibles du conjoint survivant aboutirait, dans les faits, à sa suppression.
Cette réversion permet de réduire l'écart des retraites entre hommes et femmes puisqu'elle bénéfice à 87 % aux femmes et même, pour certaines, constitue  la seule retraite. Surtout, elle met en oeuvre un  mécanisme de solidarité conjugale bienvenu, au moment où se développe dangereusement  une vision très individualisée de la protection sociale.

Ce sont en effet les familles, particulièrement les familles chargées de nombreux enfants, qui contribuent à l'équilibre de notre régime de retraite.
Les AFC seront extrêmement vigilantes à ne pas les sacrifier une nouvelle fois, tant économiquement que dans la reconnaissance que doit lui porter la société.


- 11 avril 2018 -

EUTHANASIE

Le mardi 10 avril, le Conseil économique, social et environnemental (CESE), troisième assemblée de la République, s'est prononcé explicitement en faveur de la légalisation de l'euthanasie et du suicide assisté en adoptant un rapport en ce sens par 107 voix pour, 18 voix contre et 44 abstentions.

Alors  que la question de la fin de vie est fortement débattue à l'occasion des États généraux de la bioéthique, et que la loi Claeys-Léonetti de 2016 n'est pas encore pleinement appliquée, l'adoption de ce rapport favorisant une "sédation profonde explicitement létale" est lourde de sens.

Les AFC saluent l'opiniâtreté des trop rares votes contre, dont - et contrairement à ce qui a été publié par le CESE - celui d'Antoine Renard, ancien Président de la Confédération Nationale des AFC et membre désigné du CESE au titre de la cohésion sociale et territoriale et vie associative.

Ceux qui ont voté contre ont aussi obtenu qu'un avis divergent soit mentionné et publié, avis que les médias ont largement préféré taire.

Dans les derniers moments de l'existence se vivent un condensé des relations de toute une vie : derniers messages, pardons donnés, recommandations, ultimes mots d'amour. Ce n'est possible que si on accepte de prendre le temps de l'accompagnement sans être dans une logique d'urgence pour "en finir".
La fin de vie pose de façon aiguë la question de la solidarité à la société tout entière.

Nous ne pouvons croire que la solution technique envisagée soit un progrès en humanité.

Ne donnons pas la mort, humanisons-la.

Faut-il rappeler que dans des pays où l'euthanasie s'est totalement démocratisée et libéralisée (comme en Hollande ou en Belgique), certains malades ou certaines personnes âgées font le choix de quitter leur propre pays par crainte d'être euthanasiés contre leur gré. Est-ce ce climat de méfiance et de peur que nous voulons instaurer !

Les AFC redisent et ne cesseront de redire avec force que chacun doit pouvoir être (r)assuré que la main qui le soigne ne peut être une main qui donne la mort. Les AFC veulent une société de la confiance mutuelle malade-famille-soignants.


- 10 octobre 2016 -

POUR QUE LES FAMILLES NE SOIENT PAS LE PARENT PAUVRE DE NOS POLITIQUES !
Tous dans la rue le 16 octobre 2016

À la veille d'échéances politiques importantes, les AFC ont décidé d'unir leurs voix à la manifestation nationale prévue le 16 octobre à Paris et d'être présentes aux côtés de multiples associations parmi lesquelles La Manif pour Tous, les Maires pour l'Enfance ou encore Alliance Vita.
Le répertoire des évolutions politiques récentes est dramatique : les parents sont évincés de leur rôle de premiers et principaux éducateurs de leurs enfants (diffusion imposée de l'idéologie du genre, réforme du collège sans la moindre concertation des parents sur le terrain...), la politique familiale est progressivement vidée de son contenu, la GPA est légalisée de fait, et, tout récemment encore, la liberté d'exprimer des réserves sur l'avortement est mise en cause par voie législative !

Les familles françaises ont le devoir d'exprimer leur refus de cette nouvelle "colonisation idéologique" (Pape François) !

Les AFC travaillent au quotidien aux côtés des familles pour les aider dans leurs tâches éducatives, mais surtout pour les conforter dans leur capacité à faire leurs propres choix et à mener à bien l'aventure familiale.

Les AFC favorisent également le contact direct et local avec les élus pour déployer les politiques familiales dont la France a besoin.

C'est en raison de cette double proximité avec les familles que les AFC en appellent  à nouveau aux pouvoirs publics, mais aussi aux candidats aux prochaines échéances électorales, pour que la famille soit reconnue et soutenue par une politique familiale ambitieuse.


- 23 septembre 2016 -

AVORTEMENT : VERS UN « DÉLIT D'ENTRAVE NUMÉRIQUE »
Une menace contre le libre choix

Laurence ROSSIGNOL a accusé de "délit d'entrave numérique" les sites internet qui, à travers des témoignages, et contrairement au site - officiel - d'information du Gouvernement, font état des risques pour la mère liés à l'avortement…

Mettre en avant des observations et des faits, proposer d'autres voies que l'avortement ou favoriser sa prévention seraient donc des délits ? L'évocation, par une femme, de sa souffrance occasionnée par un avortement est-elle condamnable ?

La liberté d'expression est fondatrice de la société démocratique. Et même, pour autant qu'il soit factuel et respectueux, l'exercice d'une telle liberté est la source fondamentale du progrès et de l'approfondissement de la liberté de chacun(e). En outre, le principe de la légalité des délits et des peines, consacré notamment à l'article 8 de la Déclaration des droits de l'Homme et du Citoyen « La loi ne peut établir que des peines strictement et évidemment nécessaires et nul ne peut être puni qu'en vertu d'une loi établie et promulguée antérieurement au délit et légalement appliquée » s'impose, notamment pour respecter la séparation des pouvoirs.

Les Associations Familiales Catholiques s'inquiètent donc d'une telle déclaration quand elle est le fait d'un Ministre de la République. Aussi, elles se montreront attentives aux suites qui lui seront données.
Les AFC considèrent, d'ailleurs, que le nombre très élevé d'avortements en France constitue un problème de santé publique et devrait être traité comme tel : études des facteurs de risque et lutte contre ces mêmes facteurs de risque.


- 28 janvier 2016 -

LES FAMILLES AU BORD DU BURN-OUT FISCAL
Un sondage IFOP / AFC exclusif

Les Associations Familiales Catholiques sonnent l’alerte alors que les réformes de politique familiale pèsent de plus en plus sur les familles : abaissements successifs en 2013 puis 2014 du plafond du quotient familial, réforme du congé parental, mise sous conditions de ressources des allocations familiales...
Après avoir déposé un recours devant le Conseil d'État contre le décret d'application de cette dernière disposition, les AFC ont commandé un sondage exclusif IFOP vérifiant le niveau d'acceptation de ces réformes et leur impact sur le niveau de vie des familles.
Les résultats de ce sondage exclusif IFOP réalisé du 4 au 7 janvier 2016 pour les AFC ont de quoi inquiéter :
Une majorité écrasante de Français, soit 79%, font état d’un profond “ras-le-bol” fiscal en ce début d’année, et 76% de nos concitoyens estiment que la politique fiscale pénalise fortement les familles. Ce sentiment est partagé par 64% de l’électorat de la majorité gouvernementale ; 83% des Français vont jusqu’à penser que l’une des mesures phares de l’année 2015, à savoir la mise sous conditions de ressources des allocations familiales, n’est que le premier pas vers une voie d’économie budgétaire à bon compte du système de protection sociale... puisqu’elle porte en risque son extension à d’autres prestations (assurance maladie par exemple) ; les réformes gouvernementales pourraient même avoir un impact direct et menaçant sur l’avenir de la natalité française, dès lors qu’1 Français sur 2 et 62% des parents de deux enfants ou plus y voient un contexte qui découragerait l’accueil d’un nouvel enfant. Il s’agit là d’une autre donnée sensible alors que le nombre de naissances en France n’a jamais été aussi bas depuis quinze ans, mettant en danger le renouvellement des générations et l’équilibre de notre régime de retraites.
Les mesures présentées par le Gouvernement sous l’angle de la justice ne sont, in fine, que des mesures d’économies budgétaires qui ne bénéficient même pas aux familles les plus modestes, les rendant d’autant plus inacceptables. Et ce d’autant qu’elles prélèvent directement dans le budget de la branche famille alors même que celle-ci est la seule qui ne soit pas structurellement déficitaire.
Les AFC n’exigent pas un simple retour au statu quo et en appellent à des choix politiques courageux. La France doit se réformer sans nuire pour autant à la solidarité, l’équité et la stabilité qui sont les trois principes clé d’une politique familiale pérenne. En ce sens, elles proposent qu’une véritable loi de programmation familiale soit mise en oeuvre. Au législateur d’animer un vaste dispositif d’écoute et de débat sur le terrain auprès des familles, appuyé par le mouvement familial et aux côtés des partenaires sociaux habituels.


- 16 septembre 2015 -

EN 2015, SOYEZ LE HÉROS DE LA FAMILLE ! ADHÉREZ AUX AFC !
Campagne nationale d'adhésion aux AFC

Les Associations Familiales Catholiques s’engagent depuis plus de 100 ans pour promouvoir la famille au sein de la société et auprès des décideurs dans les domaines de la conjugalité, de l’éducation, de la politique familiale, de l’écologie, la bioéthique et de la consommation.

Elles sont plus de 300 associations en France, dans lesquelles de très nombreux bénévoles s’investissent localement pour favoriser le bien-être des familles au quotidien et appuyer leurs intérêts auprès des élus.

Découvrez ici comment les bénévoles s’engagent concrètement au sein des AFC, pour la famille.

Depuis plus de 100 ans, les AFC réaffirment la confiance que la société et chacun doivent avoir dans les familles !

À propos des AFC
Une Confédération membre de l’UNAF, le « Parlement des familles », mouvement national reconnu d’utilité publique, ayant une représentation grâce au suffrage familial dans les UDAF.
Un réseau de près de 400 associations locales et fédérations départementales.
Une représentation auprès des pouvoirs publics (entretiens avec les ministres et les élus locaux et nationaux...), dans de nombreuses instances (CESE, Haut Conseil de la Famille..) et aussi auprès des CAF.
Une force de proposition permanente auprès des acteurs économiques, sociaux et politiques, pour que le choix de la famille et l’accueil de l’enfant soient facilités.
Une aide aux familles dans leur quotidien en discernant localement leurs besoins : Chantiers-Éducation, services d’entraide, association de consommateurs.
Des publications, conférences... pour former et sensibiliser
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Contact presse : Claire AVALLE
01.48.78.81.08
c.avalle@afc-france.org